Chirurgie intime

La chirurgie de l’intime masculine et féminine regroupe diverses opérations, qu’elles soient à visée réparatrice ou esthétique. Découvrons les caractéristiques de trois interventions à savoir la pénoplastie, l’hyménoplastie et la nymphoplastie.

 

Pénoplastie

Augmenter la taille et / ou la largeur de la verge

Parmi les interventions entrant dans le cadre de la chirurgie intime, on distingue la pénoplastie, plus précisément l’opération du pénis. Cette appellation fait aussi bien référence à l’élargissement qu’à l’allongement de l’organe masculin. Elles sont susceptibles d’être effectués de façon isolée ou à l’occasion d’une seule et même intervention. La pénoplastie apporte une réponse aux publics qui ne sont pas satisfaits de la taille de leur verge, cette dernière générant à certains d’entre eux de véritables complexes. Mais quid de la taille “normale” d’un pénis ? Il n’y en a pas ! Cela étant, les hommes présentent en moyenne en érection un pénis de 15 centimètres, la très grande majorité d’entre eux bénéficient d’un pénis dont la taille en érection oscille entre 13 et 18 cm. Quand il s’agit d’augmenter la largeur de l’organe, on qualifie la technique de pénoplastie d’élargissement. Pour ce faire, le chirurgien met en oeuvre le lipofilling, à savoir l’injection de graisse du propre patient. Elle s’accompagne pour le patient d’une période d’abstinence minimale d’un mois.

Pénoplastie : combien de centimètres en plus ?

Lorsqu’un homme demande un allongement de la taille de sa verge, le praticien doit procéder à la section du ligament suspenseur du pénis, avec un gain de taille qui varie de 2 à 4 centimètres. La pénoplastie est concrétisée sous anesthésie générale, l’intervention peut être réalisée en ambulatoire ou nécessiter une nuit d’hospitalisation. Le prix d’une pénoplastie est fonction de plusieurs paramètres, il dépend entre autres des gestes à réaliser, du type d’anesthésie et de l’étendue de l’intervention. Dans tous les cas, un devis est remis au patient lors de la consultation.

Pénoplastie à l’acide hyaluronique

Par ailleurs, des patients font appel à des médecins esthétiques pour bénéficier d’une pénoplastie à l’acide hyaluronique. Il s’agit d’une technique qui entraîne l’augmentation de la circonférence pénienne grâce à l’injection d’une molécule présente naturellement dans notre organisme. L’intervention a l’avantage d’accroître immédiatement le diamètre pénien et affranchit le patient d’une chirurgie et des écueils potentiels qui l’accompagnent. Elle ne doit pas être confondue avec les injections de silicone directement dans le pénis, un type d’intervention qui présente quant à elle des risques significatifs. Le plus souvent, la pénoplastie à l’acide hyaluronique offre un gain de circonférence qui varie de 1 à 4 centimètres. Selon les désirs du patient, il demeure possible de programmer des séances d’injections complémentaires quelque temps après une première intervention. Les injections sont le plus souvent peu douloureuses, elles sont effectuées sous anesthésie locale et durent entre 30 minutes et une heure. En outre, elles ne donnent lieu à aucune cicatrice ni incision. Il convient de faire preuve d’une période d’abstinence de 2 à 3 jours à l’issue des injections. Les résultats d’une pénoplastie à l’acide hyaluronique se maintiennent pendant 8 à 12 mois.

 

Hymenoplastie

Le principe de la reconstruction hyménale

L’hyménoplastie est le nom donné à la chirurgie de l’hymen, celle qui consiste à le restaurer sans laisser de traces visibles liées à l’intervention. Le chirurgien a recours à deux techniques pour atteindre cet objectif. Soit il est amené se servir des vestiges hyménéaux pour réparer la membrane, soit il choisit de tirer profit des lambeaux du vagin pour entériner sa reconstruction. Les gestes chirurgicaux sont effectués en 30 minutes approximativement, sous anesthésie locale. Si la chirurgie de l’hymen demeure indolore, les suites opératoires demeurent quant à elles aussi peu douloureuses dans la plupart des cas. Le résultat de cette intervention ? Il est impossible de discerner un hymen vierge et un hymen reconstruit et il est très probable qu’un saignement survienne lors du premier rapport sexuel.

Un secret médical systématiquement respecté

Cependant, deux semaines d’abstinence sont recommandées à la suite de l’hyménoplastie.

Les fils se résorbent aussi au bout d’une quinzaine de jours en moyenne. A l’exception d’une simple toilette à l’eau ou au savon, l’hyménoplastie n’implique pas de soins post opératoires. Idéalement, la patiente s’affranchit durant 3 à 4 semaines de pratiquer des efforts physiques trop prononcés et des activités ménagères. On fait notamment allusion à des loisirs tels que la piscine, le sauna, la bicyclette et l’équitation. Les motivations de la consultation et l’éventuelle décision de programmer l’intervention sont soumises au secret médical.

 

Nymphoplastie

Les motivations des patientes

La nymphoplastie désigne la chirurgie de réduction des lèvres génitales. Il s’agit d’ôter l’excès cutano-muqueux et de rétablir une certaine symétrie en retirant l’excès de muqueuse des petites lèvres. Parmi les raisons qui poussent les femmes à recourir à cette intervention, on distingue des considérations esthétiques mais également fonctionnelles. Deux procédés peuvent être mis en oeuvre pour réduire le volume des lèvres génitales. Le choix du chirurgien est en fonction de la forme de l’hypertrophie labiale que présente la patiente. Qu’ils s’agissent de la technique dite en V ou de la technique longitudinale, cette intervention s’avère être non douloureuse dans la mesure où elle s’effectue sous anesthésie générale. Également appelée labioplastie et labiaplastie, cette opération constitue une réponse à l’hypertrophie congénitale ou au développement excessif survenu pendant la puberté et amplifié par les accouchements.

A quel âge peut-on envisager une réduction des lèvres génitales ?

L’hypertrophie des petites lèvres peut être source de complexe, avoir un impact sur la vie amoureuse et influer sur le port de certains vêtements. Notons tout de même que la nymphoplastie ne permet en aucun d’accroître le plaisir féminin. En principe, les médecins préconisent d’attendre la fin de la croissance – aux alentours de la majorité – pour envisager une labioplastie. Si un premier résultat peut être apprécié immédiatement après la chirurgie, les effets finaux de l’intervention sont considérés après 2-3 mois, le temps que l’oedème disparaisse. Un arrêt de travail de 2 à 7 jours est généralement prescrit à la patiente.